La Galerie Bergère
La galerie Bergère a été ouverte en 1840-1842 en même temps que la rue Geoffroy-Marie et le passage Richer lors du lotissement d'un terrain, dit de la Boule-Rouge, appartenant à l'Assistance Publique, qui avait été légué en 1260 à l'Hôtel-Dieu par Geoffroy cordonnier et Marie sa femme, trop âgés pour le cultiver, à condition d'être nourris et vêtus jusqu'au restant de leurs jours. Le produit de la vente du terrain en 1840 donna 3075 600 F, payés par une « société de capitalistes et d'entrepreneurs ». Sur ce terrain de 11 545 mètres carrés, « situé dans un des quartiers de Paris les plus recherchés à peu de distance des boulevards et de la Bourse » s'éleva en 1841 « un des plus vastes chantiers de la capitale »(1).
La galerie Bergère s'ouvrait juste en face du passage Richer, ce qui formait un cheminement couvert presque continu de 75 mètres de long, permettant de traverser l'îlot, mais sans grand débouché. Bien que la galerie ait virtuellement disparu en 1927, le bâtiment qui l'abritait n'a pas été démoli. On peut encore distinguer les arcades d'entrée de la galerie, dont la partie nord a été annexée par un restaurant et la partie sud par un garage à voiture.
Souhaitons qu'un jour une restauration soit entreprise et que cet élégant petit passage soit de nouveau praticable par les promeneurs.
Notes
1. Le Moniteur Universel, 9 janv. 1840, 28 sept. 1840, 30 nov. 1841.
LEMOINE B., Les Passages Couverts, AAVP, 1997
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